Lis Aupiho

Marius Girard.
1877.

A moun Paire

L’architèite Girard, mort lou 18 de janvié 1875

O paire, es dounc verai ! à l’oumbro de ta crous,
Dins la niue frejo e fousco,
Pecaire, sies jasènt, e dormes benurous
Coume lou lioun rous
Dor à l’oumbro di tousco.

O, coume lou lioun, noublamen, fieramen,
Alin, quand lou jour toumbo,
S’alongo sus lou flanc, — fin-qu’au darrié moumen
As courajousamen
Fissa la negro toumbo.

Repauso dins la pas !… Toun noble cor d’elèi
N’a ’issuga de tant duro
Que, trafiga, saunous, coume gens d’autre l’èi,
(Es la coumuno lèi)
Mor de si blessaduro.

• • • • •

À mon père

L’architecte girard, mort le 18 janvier 1875…

Ô père, c’est donc vrai ! à l’ombre de ta croix, dans la nuit froide et sombre, hélas ! tu es gisant, et tu dors bienheureux, comme le lion fauve dort à l’ombre des taillis.

Oui, comme le lion, noblement, fièrement, là bas quand le jour tombe, s’allonge sur le flanc, jusqu’à ton dernier souffle, tu as courageusement fixé le noir tombeau.

Repose dans la paix !… Ton noble cœur d’élite, a essuyé de telles déceptions, que, percé, saignant, comme aucun autre ne l’est — c’est la commune loi — meurt de ses blessures.

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