Le Patois picard et Lafleur

H. Daussy.
1877.

Messieurs et surtout Mesdames,

Il faut que je commence par vous demander pardon de la liberté, trop grande peut-être, que je vais prendre, de vous parler dans une séance académique, et solennelle, mon Dieu oui, de vous parler Picard. Le moindre de mes torts, en ce faisant, est de m’exposer à n’être pas compris d’un assez grand nombre de mes auditeurs. C’est précisément mon excuse, c’est la cause déterminante du choix de mon sujet. Aujourd’hui j’ai encore la chance de pouvoir être entendu de quelques-uns ; encore un peu de temps, et je ne serais plus compris de personne. Le Picard se meurt ; il est mort, ou peu s’en faut, et dans tous les cas n’en vaut guère mieux. Depuis longtemps tombé à l’état de patois, il succombe aujourd’hui sous l’expansion de la civilisation moderne ; il va disparaître définitivement. N’est-ce pas le moment de lui dire adieu ?

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