Capitaine Paul

Alexandre Dumas.
1856.

Vers la fin d’une belle soirée du mois d’octobre de l’année 1779, les curieux de la petite ville de Port-Louis étaient rassemblés sur la pointe de terre qui fait pendant à celle où, sur l’autre rive du golfe, est bâti Lorient. L’objet qui attirait leur attention et servait de texte à leurs discours était une noble et belle frégate de 32 canons, à l’ancre depuis huit jours, non pas dans le port, mais dans une petite anse de la rade, et qu’on avait trouvée là un matin, comme une fleur de l’Océan éclose pendant la nuit. Cette frégate, qui paraissait tenir la mer pour la première fois, tant elle semblait coquette et élégante, était entrée dans le golfe sous le pavillon français dont le vent déployait les plis, et dont les trois fleurs de lis d’or brillaient aux derniers rayons du soleil couchant. Ce qui paraissait surtout exciter la curiosité des amateurs de ce spectacle, si fréquent et cependant toujours si nouveau dans un port de mer, c’était le doute où chacun était du pays où avait été construit ce merveilleux navire, qui, dépouillé de toutes ses voiles serrées autour des vergues, dessinait sur l’occident lumineux la silhouette gracieuse de sa carène, et l’élégante finesse de ses agrès.

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