Les Marrons

Louis-Timagène Houat
1844

Le soleil depuis longtemps avait quitté les bords de l’Océan des Indes, et la nuit, ordinairement si belle et si limpide, secouant ses ombres et sa fraîcheur, sous le ciel brûlant des tropiques, était nébuleuse et ne laissait poindre aucune étoile.
 
Le nègre venait de quitter ses longs travaux pour se blottir et se délasser un peu sur la pauvre natte en paille, unique mobilier de son ajoupa. Dans les établissements Sucriers, le silence succédait à la voix rauque et terrible du commandeur ; le coq avait fait éclater au loin son premier chant nocturne : c’était le signal du repos ; et, si ce n’est un petit oiseau solitaire, le tectec, qui, de temps à autre, s’élançait d’une branche isolée, et, semblable à l’alouette, s’élevait à pic, en frappant tout à coup les airs de son cri sec et monotone ; rien ne se faisait plus entendre au sein de la campagne.
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